Le football d’entreprise ivoirien se retrouve au centre d’une nouvelle querelle de famille.
D’un côté, la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), de l’autre, la Fédération Ivoirienne de Football Corporatif (FIFCORP). Et entre les deux, un seul terrain de jeu : le contrôle du football d’entreprise.


Tout est parti d’un communiqué de la FIF, daté du 5 novembre dernier, annonçant en grande pompe le lancement du championnat corporatif 2025-2026 sous la houlette de sa commission Football Entreprise. Une initiative qui a fait bondir le président de la FIFCORP, Chris Yao, pour qui cette décision relève tout simplement du « mépris institutionnel ».

Crédit: FIFCORP
« Nous invitons la FIF à surseoir à l’organisation de ce championnat. Le football corporatif a sa fédération, reconnue et fonctionnelle, avec un cahier de charges », a-t-il martelé au téléphone.
Il faut noter qu’avant la sortie de la FIF, le 3 novembre dernier, la FIFCORP annonçait via un communiqué la date du 28 mars 2026 comme le début de la saison, celle-ci sensée se dérouler pour la première fois sur toute l’étendue du territoire.
D’ailleurs, au titre de la saison 2026, ce sont trois grosses activités qui vont meubler le monde du football corporatif: le championnat national, la Coupe Nationale et la Supercoupe des Champions de Côte d’Ivoire.
Créée il y a trois ans, la FIFCORP ne chôme pas. Elle a bouclé sa saison 2024-2025 le 18 octobre dernier avec la Supercoupe remportée par la société SIPPEC face à l’équipe de GHANDOUR (1-1 temps réglementaire, 13-12 aux tirs au but). Et ce, en présence du président de la Conférence Nationale des Fédérations Sportives de Côte d’Ivoire (CONAFES-CI), M. Dabonné Seydou.

Crédit: FIFCORP
Mais avant, en août, c’est la société GHANDOUR qui s’était adjugée le trophée de la deuxième édition de la Coupe nationale Corpo parrainée par le 1er adjoint au maire de la commune de Yopougon, M. Yaya Doumbia.
Une dynamique saluée par Albert ZbilLy, président de la Fédération Internationale de Football Corporatif, venu lui-même en Côte d’Ivoire en janvier dernier pour encourager les efforts de structuration du football d’entreprise local.
Du côté de la FIF, c’est pour l’instant silence radio.
Mais en interne, certains y voient déjà un conflit d’influence entre deux fédérations qui peinent à s’accorder sur les territoires de compétence.
Et pendant que les institutions se tirent dans les pattes, les acteurs du football d’entreprise, eux, attendent de savoir à quel arbitre se fier.
BENSON ISRAEL



























































