Ce samedi 10 janvier au Stade Adrar d’Agadir, l’affrontement tant attendu entre l’Égypte et la CĂŽte d’Ivoire a livrĂ© son verdict : 3-2 en faveur des Pharaons. Un score serrĂ©, dramatique, mais surtout rĂ©vĂ©lateur d’une tendance qui dure
 gĂ©nĂ©ration aprĂšs gĂ©nĂ©ration.

Car face aux ÉlĂ©phants, l’Égypte ne se contente pas de gagner des matchs. Elle imprime une supĂ©rioritĂ© mentale, tactique et historique qui pĂšse sur les rencontres comme une vĂ©ritable malĂ©diction.


🧠 Un dĂ©but de match cruel pour les Ivoiriens

DĂšs l’ouverture des hostilitĂ©s, les deux Ă©quipes ont imprimĂ© un rythme intense. Les ÉlĂ©phants tentaient d’imposer leur domination technique, mais c’est l’Égypte qui a frappĂ© en premier.

À la 4e minute, sur une mĂ©sentente dĂ©fensive, Omar Marmoush profite d’une bourde d’Odilon Kossounou pour ouvrir le score. Une entrĂ©e en matiĂšre brutale, qui rappelle que les Pharaons savent punir les moindres erreurs
 mĂȘme contre le cours du jeu.

La domination ivoirienne qui a suivi restera stĂ©rile, malgrĂ© une possession Ă©crasante. Elle symbolise peut-ĂȘtre le plus beau paradoxe de ce match : beaucoup de jeu, trop peu de finition.


âšœ Pharaons chirurgicaux, ÉlĂ©phants pressants

La joie de Mo Salah et ses amis au terme de ce match crucial pour les Eléphants.

Tandis que les Ivoiriens enchaĂźnaient les attaques et confisquaient le ballon, l’Égypte capitalisait sur ses temps forts avec une efficacitĂ© brutale :

đŸ”č Ramy Rabia (sur corner) double la mise, alors que la domination ivoirienne est Ă©vidente.
đŸ”č Mohamed Salah, encore lui, assassine la dĂ©fense Ă  la 52e minute avec un plat du pied imparable.
👉 3-1 pour l’Égypte, une fois encore dans un moment oĂč les Ivoiriens semblaient le mieux.

Les statistiques parlent d’elles-mĂȘmes :
âžĄïž 72 % de possession ivoirienne
âžĄïž Pressing, tirs, occasions
âžĄïž Mais manque d’efficacité 

Cela ressemble terriblement Ă  un schĂ©ma rĂ©current : dominer sans concrĂ©tiser, laisser l’adversaire frapper au bon moment.


đŸ”„ GuĂ©la DouĂ©, la rĂ©duction d’honneur

La rĂ©duction du score de GuĂ©la DouĂ© n’a pas suffit aux ElĂ©phants pour mettre un terme Ă  la malĂ©diction.
Crédit: FIF

Comme dans les grandes batailles, les ÉlĂ©phants n’ont jamais abandonnĂ©. À la 73e minute, sur un corner parfaitement frappĂ©, GuĂ©la DouĂ© surgit et rĂ©duit le score. Le stade explose, la victoire semble renaĂźtre
 mais le temps est dĂ©jĂ  comptĂ©.

MalgrĂ© des changements offensifs et des sursauts de gĂ©nie, la CĂŽte d’Ivoire n’aura pas rĂ©ussi Ă  renverser l’ordre Ă©tabli.


📜 Un complexe historique qui persiste

Cette dĂ©faite face Ă  l’Égypte ne se rĂ©sume pas Ă  un score. Elle s’inscrit dans un contexte historique lourd :

đŸ”č 12 confrontations en CAN entre les deux nations.
đŸ”č 7 victoires de l’Égypte, seulement 1 pour la CĂŽte d’Ivoire.
đŸ”č Éliminations ivoiriennes rĂ©pĂ©tĂ©es en phases finales ou aux tirs au but.
đŸ”č Une sĂ©rie d’affrontements directs oĂč les Pharaons ont souvent pris l’ascendant psychologique.

MĂȘme quand les ivoiriens arrivent avec domination territoriale, volume de jeu et initiatives offensives, les Pharaons semblent instinctivement savoir comment briser le bloc adverse au bon moment et creuser l’écart.

Ce n’est pas seulement une question de talent ou de forme du jour

C’est une force mentale, un hĂ©ritage, une culture de victoire face aux ÉlĂ©phants.


🎯 L’impasse ivoirienne : jeu dominateur, finitions insuffisantes

Amad Diallo, effondrĂ© aprĂšs avoir tout donnĂ© pour rentrer dans l’histoire.

Pourtant, sur cette CAN 2025, les Ivoiriens avaient des armes :

✔ Une possession dominante
✔ Un collectif structurĂ©
✔ Un banc profond
✔ Une Ă©quipe en confiance aprĂšs un 3-0 convaincant face au Burkina

Mais face à l’Égypte, cela n’a pas suffi.
Le problùme n’est plus uniquement technique ou tactique :
👉 C’est une question psychologique, presque gĂ©nĂ©rationnelle.

Les ÉlĂ©phants dominent, mais l’Égypte sait marquer Ă  l’heure la plus dĂ©cisive.


📍 Bilan et perspectives

La CĂŽte d’Ivoire quitte donc la CAN 2025 sur une dĂ©faite honorable mais frustrante.
Les Ivoiriens ont tout tenté. Ils ont livré une bataille pleine, courageuse et combative.
Mais face Ă  leur « bĂȘte noire africaine », ils n’ont pas su dĂ©placer les montagnes.

Le sĂ©lectionneur national ivoirien Emerse FaĂ© est dĂ©terminĂ© Ă  laver l’affront.
Crédit: FIF

Dans le football africain, certains récits se répÚtent.
Samedi soir Ă  Agadir, l’histoire s’est encore Ă©crite

et c’est celle de l’Égypte, une gĂ©nĂ©ration aprĂšs l’autre, qui tient la barre.

đŸ‡Ș🇬 Les Pharaons avancent.
🇹🇼 Les ÉlĂ©phants mĂ©ditent

BENSON ISRAEL, Envoyé Spécial à Agadir

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