La Côte d’Ivoire n’a laissé aucune place au doute. Face au Burkina Faso, ce mardi en huitième de finale de la CAN Maroc 2025, les Éléphants ont livré une prestation majuscule, à la hauteur de leur statut de champions d’Afrique en titre. Score sans appel : 3-0, au terme d’un match totalement maîtrisé, dominé, contrôlé et assumé.
Dans ce derby ouest-africain souvent indécis et chargé d’histoire, les hommes d’Emerse Faé ont rappelé une vérité simple mais implacable : le trône africain est toujours ivoirien.
Une première période à sens unique
Dès le coup d’envoi, il n’y a pas eu de round d’observation. Les Éléphants ont immédiatement imposé leur tempo, confisquant le ballon et étouffant les velléités burkinabè. Portée par un Amad Diallo intenable, une jeunesse décomplexée et un collectif parfaitement huilé, la Côte d’Ivoire a asphyxié les Étalons dans leur propre camp.

La récompense arrive logiquement à la 19e minute, lorsque Amad Diallo, déjà omniprésent, surgit au cœur de la défense pour conclure d’un piqué et ouvrir le score. Loin de se contenter de cet avantage, les champions d’Afrique accélèrent encore. À la 31e minute, Amad Diallo déborde et sert parfaitement Yan Diomandé, qui ajuste Hervé Koffi sans trembler.
À la pause, le constat est sans appel : 2-0, 67 % de possession, 12 tirs contre 1. Le Burkina est ballotté, dominé, dépassé.
Maîtrise, profondeur et message assumé

La seconde période confirme la supériorité ivoirienne. Même lorsque le rythme baisse, la Côte d’Ivoire reste en contrôle. Le milieu, dirigé avec autorité par Inao Christ, impose sa loi, tandis que la charnière Ndicka–Kossounou muselle toute tentative adverse. Yahia Fofana, presque spectateur, passe une soirée sereine.
Emerse Faé gère intelligemment son effectif, procède à des changements stratégiques et semble déjà avoir un œil sur la suite de la compétition. Et comme pour parachever la démonstration, Bazoumana Touré, fraîchement entré, inscrit le troisième but à la 87e minute après un rush impressionnant. Le symbole est fort : la profondeur du banc ivoirien fait aussi la différence.
Amad Diallo, visage de l’ambition ivoirienne

Buteur, passeur décisif, leader offensif et danger permanent, Amad Diallo a été logiquement désigné Homme du match, pour la troisième fois dans cette CAN. Mais au-delà de l’individu, c’est bien la force collective ivoirienne qui impressionne : une équipe sûre d’elle, disciplinée, talentueuse et consciente de sa mission.
La Côte d’Ivoire ne veut pas lâcher son trophée
Ce succès face au Burkina Faso n’est pas qu’une qualification pour les quarts de finale. C’est une déclaration d’intention. La Côte d’Ivoire ne se contente pas de défendre son titre par le discours ; elle le défend sur le terrain, avec autorité et constance.
Le prochain obstacle se nomme Égypte, mais après une telle démonstration, une chose est certaine : les Éléphants avancent avec la ferme intention de garder jalousement leur couronne africaine.
L’Afrique est prévenue.
La CAN a un champion… et il compte bien le rester. 🏆🦁
BENSON ISRAEL, Envoyé Spécial à Marrakech



























































