La pression monte à Agadir. À la veille du quart de finale tant attendu de la CAN 2025 entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire, les conférences de presse d’avant-match ont donné le ton : respect affiché, mais ambitions clairement assumées de part et d’autre.

🇪🇬 Hossam Hassan : « L’histoire ne joue pas les matchs »

Côté égyptien, le sélectionneur Hossam Hassan a tenu un discours empreint de lucidité et de prudence. Conscient de la qualité de l’adversaire, il a balayé toute référence excessive au passé.

La légende Hossam Hassan, aujourd’hui sur le banc de touche égyptien comptent bien rééditer l’exploit contre Emerse Faé.

« Nous avons souvent battu la Côte d’Ivoire à la CAN, mais tout cela appartient à l’histoire. La seule vérité, c’est le terrain. La Côte d’Ivoire est le champion en titre, avec de jeunes joueurs très talentueux. Nous les respectons énormément. »

Un message clair : les Pharaons savent que le statut ne suffit pas et que ce quart de finale se jouera sur l’intensité, la concentration et l’efficacité.

🇨🇮 Emerse Faé : « Demain, je veux égaliser »

Face à la presse, Emerse Faé est apparu serein, déterminé et résolument tourné vers l’objectif ultime : conserver le trophée.

Le sélectionneur national ivoirien Emerse Faé est déterminé à laver l’affront.
Crédit: FIF

« Nous avons oublié le passé. Ce qui compte, c’est le match de demain. Quand j’étais joueur, le sélectionneur égyptien m’avait battu. Il mène 1-0. Demain, je ferai tout pour égaliser et qualifier mon pays. »

Le sélectionneur ivoirien refuse désormais toute projection ou calcul. Match après match, sans détour.

« Je ne regarde plus qui sera l’adversaire. Nous voulons gagner pour continuer à avancer vers notre objectif : remporter la CAN. »

Inao Christ, symbole d’une Côte d’Ivoire décomplexée

Christ Inao, la pépite ivoirienne désignée Homme du match lors de l’opposition Côte d’Ivoire-Gabon caresse le rêve de soulever Dame coupe!
Crédit: FIF

Faé a également pris le temps de mettre en lumière l’une des révélations ivoiriennes du tournoi, Inao Christ, symbole de cette nouvelle génération sans complexe.

« Il a toutes les qualités pour mener une grande carrière. Sa joie de vivre, son insouciance et sa confiance apportent beaucoup au groupe. Il m’a promis un but demain… j’attends de voir. »

Un message fort, révélateur de la confiance totale accordée à la jeunesse ivoirienne.

Kossounou rassure : « Je suis à 100 % »

Touché face au Burkina Faso, Odilon Kossounou a tenu à rassurer supporters et staff.

Odilon Kossounou le défenseur central de l’Atalanta Bergame, impérial depuis le début de la compétition aux côtés de Ndicka Evan entend museler le duo Marmoush-Salah.
Crédit: FIF

« J’avais une gêne aux adducteurs, mais ça va très bien. Je me sens à 100 %. Nous avons fait un bon match contre le Burkina et nous devons continuer sur cette lancée. »

Pour le défenseur ivoirien, le message est simple :

« Si on veut gagner la CAN, il faut battre des équipes comme l’Égypte. »

Respect, mais pas de complexe

Du côté ivoirien, la préparation s’est déroulée dans la sérénité malgré le changement de base entre Marrakech et Agadir. Quatre jours de travail, entre récupération et ajustements tactiques, ont permis aux Éléphants d’aborder ce rendez-vous avec confiance.

Emerse Faé ne nie pas les forces de l’Égypte — solidité défensive, maîtrise des temps faibles, talents comme Salah ou Marmoush — mais refuse toute crainte.

« Les compteurs sont remis à zéro. Seul le match de demain compte. »

Samedi soir, à Agadir, il ne sera plus question d’histoire, mais de caractère. Champion en titre contre nation la plus titrée de la CAN : un quart de finale aux allures de finale avant l’heure.

BENSON ISRAEL, Envoyé Spécial à Agadir

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